Guerre au Moyen-Orient : l’épreuve du direct, les cartes rebattues des chaînes info, la résilience des JT

Si la guerre au Moyen-Orient, depuis la fin février 2026, a dopé l’audience des chaînes de télévision françaises, son traitement médiatique témoigne d’un certain nombre de recompositions que Fabrice Février et Matthieu Deprieck analysent dans une note commune à la série « Le chiffre de la semaine » et à celle « Dans l’œil des JT ». Si les grands chocs d’actualité continuent de produire un réflexe de télévision en direct et bouleversent la hiérarchie des chaînes du bloc info, les journaux télévisés complètent quant à eux le flux continu et font la preuve d’une puissance encore réelle.

14,4% C’est la part d’audience des chaînes d’information durant la première semaine de la guerre au Moyen-Orient, soit un bond spectaculaire par rapport à leur moyenne de février 2026, établie à 9,3%.
53% C’est la part d’audience des JT de TF1 et France 2 le dimanche 1er mars à 20h.

Le chiffre des chaînes info mesuré par Médiamétrie ne raconte pas seulement une hausse générale de l’attention. Il raconte une recomposition de la hiérarchie entre les chaînes. Rarement les positions ont été aussi resserrées : l’écart moyen entre la première et la troisième chaîne n’est que de 0,6 point de part d’audience ; il était de 1,4 point en mars 2025. Et surtout, CNews, leader des chaînes info en 2025, tombe à la troisième place. Non pas qu’elle n’ait pas progressé, mais elle a moins capté que la concurrence l’afflux de téléspectateurs : +75% pour la part de marché moyenne de LCI sur les sept premiers jours (par rapport à la moyenne du mois de février 2026), +64% pour France Info, +45% pour BFMTV, +33% pour CNews.

Durant le premier week-end, quelque quarante millions de Français ont regardé au moins une chaîne info. Parmi eux, 21 millions se sont branchés sur BFMTV.

Autrement dit, la guerre en Iran montre que, dans certaines circonstances, tous les modèles éditoriaux ne se valent pas.

La guerre agit donc comme un accélérateur d’audience pour tout le bloc info. Mais elle récompense prioritairement les chaînes capables de mobiliser immédiatement les attributs classiques de la couverture de crise : correspondants, envoyés spéciaux, cartes, pédagogie, expertise militaire ou diplomatique. Dans un conflit international majeur, le public ne cherche pas d’abord une opinion. Il cherche à comprendre ce qui se passe, où, avec quelles conséquences possibles. Ce point est essentiel. Toutes les actualités fortes ne produisent pas les mêmes hiérarchies. Certaines favorisent les chaînes construites autour du débat idéologique ou des obsessions thématiques. D’autres remettent le direct, le terrain et l’explication au centre du jeu.

Parts d’audience en % des chaînes info depuis le 1er jour de la guerre au Moyen-Orient
 CNewsBFMTVLCIFrance InfoTotal
Jour 1 – Samedi 28 février3,74,74,41,814,6
Jour 2 – Dimanche 1er mars3,55,04,71,915,1
Jour 3 – Lundi 2 mars4,44,94,41,715,4
Jour 4 – Mardi 3 mars3,94,94,41,514,7
Jour 5 – Mercredi 4 mars4,34,44,01,414,1
Jour 6 – Jeudi 5 mars4,04,43,81,413,6
Jour 7 – Vendredi 6 mars3,93,83,51,412,6
Moyenne 7 jours4,04,64,21,614,4
Rappel février 20263,02,82,41,19,3

Source : Médiamétrie.

Durant cette première semaine, BFMTV a retrouvé son avantage historique. Avec 4,6% de part d’audience moyenne, elle est repassée devant CNews. La chaîne a multiplié les duplex, mobilisé un grand nombre de correspondants et d’envoyés spéciaux, et a pu compter sur le retour exceptionnel à l’antenne de visages importants de la semaine comme Maxime Switek ou Julien Arnaud. À l’écran, la scénarisation de l’information a reposé sur de nombreuses cartes, des synthèses visuelles, une pédagogie du direct.

BFMTV retrouve ici ce qui a fait sa force historique depuis sa création en 2005 : la promesse de la chaîne du « priorité au direct ». Ce n’est pas anodin. Pendant longtemps, les grands moments d’actualité lui ont presque mécaniquement profité. Les attentats commis par Mohammed Merah en mars 2012 à Toulouse et Montauban, puis les attentats à Paris et en région parisienne de janvier et novembre 2015 avaient installé dans les usages ce fameux réflexe BFMTV. Le soir des attaques contre le Bataclan, le Stade de France et les terrasses parisiennes, elle était montée jusqu’à 20% de part d’audience, deuxième chaîne de France derrière TF1 qui avait fait antenne commune avec LCI. Le lendemain, sa part d’audience frôlait les 10%, soit des niveaux historiques. Depuis, beaucoup pensaient ce réflexe affaibli, concurrencé par la montée de CNews et la percée de LCI. La guerre au Moyen-Orient montre qu’il n’a pas disparu.

Parts d’audience en % pour quelques grands événements d’actualité
 CNewsBFMTVLCIFrance InfoTotal
14 novembre 2015
Lendemain des attentats
3,5 *9,80,7 *****14,0
1er décembre 2018
Acte 3 du mouvement des « gilets jaunes »
2,15,61,41,010,1
17 mars 2020
1er jour du confinement
2,15,01,71,310,1
24 février 2022
Invasion russe en Ukraine
2,55,82,11,211,6
7 octobre 2023
Attaques du Hamas contre Israël
3,04,82,21,111,1
10 septembre 2025
Mobilisation « Bloquons tout »
6,35,33,42,017,0

Source : Médiamétrie.
* iTélé 
** Encore payante (hors TNT gratuite) 
*** Création de la chaîne en septembre 2016

LCI confirme qu’elle n’est plus un outsider

L’autre enseignement de la semaine, c’est la performance de LCI, qui atteint 4,2% de part d’audience sur la première semaine du conflit, talonnant BFMTV et se plaçant devant CNews.

Cette progression n’a rien d’un accident. LCI s’appuie sur un positionnement éditorial anciennement ancré dans l’actualité politique et internationale. Pour traiter un conflit majeur, la chaîne du groupe TF1 apparaît particulièrement rodée. Elle compte sur des professionnels de la télévision aguerris qui lui permettent certains jours d’occuper la première place des chaînes info : Éric Brunet à la mi-journée, David Pujadas et Darius Rochebin le soir.

LCI bénéficie aussi de la nouvelle numérotation des chaînes de la TNT, entrée en vigueur le 6 juin 2025, qui a créé un véritable bloc info. En passant du canal 26 au canal 15, juste derrière BFMTV et CNews, elle a gagné en exposition immédiate. La fluidité de l’audience entre les chaînes s’en trouve renforcée. Cela change la nature de la concurrence. On n’est plus dans un marché où une chaîne domine structurellement les autres, mais dans un espace où l’audience peut circuler beaucoup plus vite d’une antenne à l’autre, selon la qualité perçue de la couverture d’un événement.

De son côté, France Info a perpétué son parti pris éditorial : assurer à intervalles réguliers une fonction « JT » pour s’affranchir quelque peu du flux ininterrompu des éditions spéciales et prendre le temps de l’approfondissement. Distancée par le trio en tête, la chaîne doit avant tout être considérée comme une plateforme multisupport. Forte des ressources de France Télévisions et de Radio France, France Info s’est imposée comme la première plateforme numérique d’information : selon les derniers chiffres diffusés par Médiamétrie, son audience quotidienne sur Internet atteignait quatre millions de Français en janvier 2026, devançant BFMTV (3,7 millions). Les deux médias figuraient dans le top 20 des marques les plus visitées en France sur Internet. Il sera intéressant de scruter les prochaines vagues de résultats lorsque les événements en cours auront été pris en compte.

CNews confrontée à la limite de son modèle

Après avoir conquis le leadership des chaînes info en 2025, la chaîne du groupe Bolloré n’arrive qu’en troisième position sur cette séquence. Dès les premières heures du conflit, la comparaison des dispositifs montre une chaîne nettement moins-disante que ses concurrentes. Enfermée dans une grille largement structurée autour du débat et du commentaire, elle paraît prise au dépourvu face au niveau de préparation de BFMTV et de LCI. Elle est distancée dès le samedi 28 février 2026, davantage encore le dimanche 1er mars.

Ce point signifie qu’en période d’actualité majeure, le commentaire ne peut pas remplacer l’information. Et surtout qu’une chaîne dont la grille a été progressivement construite au détriment de l’info pure peut se retrouver moins performante quand l’actualité exige précisément cette info pure.

CNews a construit une grille dans laquelle l’info de terrain et le direct sont relégués au second plan, et même souvent absents. Aujourd’hui, ils prennent leur revanche sur l’opinion. La prochaine campagne présidentielle sera un autre test grandeur nature.

La situation de CNews doit aussi être replacée dans le contexte des semaines précédant la guerre au Moyen-Orient. La chaîne a été déstabilisée par l’affaire Morandini, définitivement condamné le 14 janvier dernier par la Cour de cassation pour corruption de mineurs.

Son retrait de l’antenne a été repoussé le plus longtemps possible, jusqu’au 9 février 2026. Il faut dire que sa tranche occupait un carrefour stratégique de la matinée, entre L’Heure des pros de Pascal Praud et l’information de la mi-journée. Touchant un public âgé et très fidèle, cette séquence contribuait fortement à la durée d’écoute de la chaîne, un facteur clé pour sa part de marché. C’est ce mécanisme qui avait permis à CNews de dépasser BFMTV en 2025, malgré un nombre de téléspectateurs quotidiens inférieur (avec un écart avoisinant 3 à 4 millions chaque jour).

Depuis, Jean-Marc Morandini a été remplacé par 100% Frontières, une émission encore plus polarisée – si cela reste possible – reprenant le nom du média d’extrême droite Frontières1Raphaël LLorca, Frontières, le « média » contre la République, Fondation Jean-Jaurès, 16 mars 2025., dirigé par Erik Tegnér, déjà présent dans 100% Politique le soir. Pour l’instant, l’audience reste inférieure à celle de la tranche précédente, et c’est l’ensemble de la grille, y compris L’Heure des pros, qui a reculé. En février dernier, l’écart avec la concurrence s’est fortement resserré (3% pour CNews contre 2,8% pour BFMTV). La guerre au Moyen-Orient intervient donc dans un moment de fragilité de CNews. Et en mars 2026, la première place pourrait de nouveau être remise en jeu.

Pendant ce temps, les JT demeurent un repère

Au-dessus du tumulte continu des chaînes info, un autre format conserve une force singulière : le journal télévisé.

Le lendemain du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 20 heures de TF1 a réuni jusqu’à 6,3 millions de téléspectateurs, et celui de France 2, 4,5 millions. Ces chiffres rappellent que, pour beaucoup de Français, le JT demeure un rituel. Là où les chaînes info couvrent l’événement minute par minute, les journaux de 20 heures hiérarchisent, organisent, structurent. Ils mettent un début et une fin au flux.

C’est sans doute ce qui explique leur résilience. Dans un univers saturé d’images, de bandeaux et de commentaires, les JT continuent d’offrir un cadre, un ordre, une narration. Les chaînes info captent l’urgence ; les journaux télévisés stabilisent le récit. Et c’est peut-être cette articulation entre temps chaud du direct et temps plus froid de la mise en forme qui permet encore à la télévision d’occuper une place centrale dans les grands moments de l’actualité. Comme les chaînes d’info, les journaux télévisés de TF1 et France 2 ont attiré de nombreux téléspectateurs. Le dimanche 1er mars 2026, l’annonce de la mort d’Ali Khamenei a permis à la première chaîne de passer la barre des 30% de parts de marché. En difficulté jusqu’ici face à Gilles Bouleau, Léa Salamé et France 2 ont, eux, réduit l’écart dans cette période. Les deux chaînes sont désormais dans le même million de téléspectateurs.

Le déclenchement de cette guerre est un événement d’ampleur qui justifie une couverture extraordinaire. Les trois premiers soirs (27 février-1er mars), France 2 a consacré la totalité de son 20 heures au conflit dans le Moyen-Orient. C’est de loin le temps d’antenne le plus impressionnant. En face, M6 a réduit le rythme après trois jours de guerre – entre un tiers et une petite moitié de son 19-45 consacré aux frappes et à leurs conséquences les 4, 5 et 6 mars. Le cas de TF1 est intéressant à analyser. Le 3 mars, 100% du 20 heures traite de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël avant de se stabiliser à un niveau élevé (environ 80% de son JT). Mais, avant le 3 mars, TF1 a pâti d’une lente montée en charge qui éclaire le processus de fabrication de l’information.

Car la première semaine de guerre a représenté une occasion pour chaque JT de montrer sa puissance. Couvrir des combats sur autant de théâtres nécessite des investissements importants pour fabriquer les reportages. À l’inverse de chaînes d’info qui mobilisent beaucoup de temps d’antenne par des débats, les JT, au rôle statutaire, doivent offrir à leurs téléspectateurs des images du terrain. Le 19-45 aux moyens les plus modestes des trois JT n’a pas esquivé le conflit. En 1998, la « petite chaîne qui monte » avait joué la contre-programmation pendant la Coupe du monde de foot. En 2026, elle a acheté les droits de diffusion au détriment de TF1. M6 a changé de dimension et se devait de le montrer dans ce conflit. Elle reste toutefois loin derrière TF1 et France 2.

Les deux premières chaînes se sont livré une bataille de correspondants dans les premiers jours. TF1 a connu un retard à l’allumage. Le samedi 28 février 2026, au premier soir du conflit, le JT d’Audrey Crespo-Mara n’a accordé que 14 minutes à l’Iran, près de trois fois moins que France 2, avec de surcroît aucun duplex dans la région. Là où France 2 était en direct de Washington, Amman, Istanbul, Téhéran et Tel-Aviv ! Sans compter les nombreuses interventions en plateau du général Patrick Dutartre.

TF1 n’a rattrapé son retard sur sa principale concurrente que le lundi 2 mars. Le chef du service « international » de LCI, chaîne d’info du groupe TF1, Grégory Philipps apparaît enfin en plateau. Surtout, ce soir-là, surgit en duplex de Téhéran, Siavosh Ghazi, présenté comme « correspondant de France 24 et RFI » en Iran. Le même journaliste intervenait jusqu’ici dans le JT concurrent de France 2. À partir du 2 mars, le collaborateur du service public va alimenter tous les soirs le JT de la chaîne privée. Sur France 2, il ne se montrera qu’à une seule reprise, le 5 mars, pour une intervention intégrée à un reportage, et non en duplex comme sur TF1.

Pendant une semaine, ce fut à celui qui alignerait le plus de journalistes sur le terrain. D’ailleurs, une fois la suprématie de TF1 rétablie, le présentateur, Gilles Bouleau, ne s’est pas privé d’afficher en ouverture de son JT une mosaïque de théâtres de guerre couverts. Quinze lucarnes ouvertes dont la moitié ne témoignait pas de la présence d’un journaliste sur place.

JT de TF1 du 2 mars 2026

Preuve de l’importance stratégique de cette bataille des correspondants, toutes les chaînes ont communiqué sur leur capacité à couvrir un conflit régional en un claquement de doigts. Le 3 mars, Le Figaro a consacré un article à la progression des audiences des chaînes d’info. Toutes se vantaient d’avoir déclenché des processus d’urgence leur permettant d’être hyper-réactives. « LCI a pu déployer des équipes, même si cela coûte de l’argent, en Israël et aux Émirats arabes unis avant le début des hostilités », y déclarait Grégory Philipps. Cela n’a pas empêché France 2 d’être en pointe dans les premières heures grâce à une organisation que n’ont pas les chaînes privées : un réseau de correspondants, dont certains permanents, comme à Jérusalem.

Le recours à ces nombreux envoyés spéciaux a été rendu nécessaire par une guerre aux fronts éclatés. De bombardements en Iran et en Israël, le conflit a débordé dans les pays du Golfe et au Liban. Et en France, serait-on tenté de dire. L’augmentation des prix du pétrole, du gaz, puis dans un second temps des engrais utilisés par les agriculteurs a permis d’agrandir le panier des produits touchés par une possible inflation allant jusqu’à la baguette de pain. Et de multiplier les sujets tournés en France, des reportages plus faciles et moins chers à fabriquer. On retiendra ce sujet diffusé par le 20 heures de France 2 le 4 mars. On y voit un retraité suivre la guerre à la télé dans une étonnante mise en abyme, puis se pencher sur la courbe d’augmentation du prix de pétrole pour constater une hausse alors que sa « retraite n’augmente pas ». Des bombes à Téhéran à la retraite des Français, il n’y a qu’un pas.

Rendons toutefois justice aux chaînes françaises qui ont largement privilégié la géopolitique aux sujets dits « concernants2Est « concernant » un sujet qui va attirer l’attention d’un lecteur ou d’un téléspectateur en parlant des tracas de sa vie quotidienne (pouvoir d’achat, changement de législation, arnaques à grande échelle…). ». Les éditions de TF1, France 2 et M6 ont décrypté avec précision les enjeux du conflit. M6 a réservé à deux reprises son format « Expliquez-nous3« Expliquez-nous » est un format présent dans tous les JT de M6. Il décrypte de manière extrêmement pédagogique une question d’actualité en deux à trois minutes. » à l’organisation du régime iranien. La chaîne qui cible un jeune public a fait intervenir des experts dont le général Vincent Desportes chargé d’établir le lien entre le timide soutien de la Chine à l’Iran et le blocage du détroit d’Ormuz. France 2 a donné la parole aux experts Patrick Dutartre et Frédéric Encel pour analyser les stratégies militaires et les conséquences géopolitiques. France 2 et M6 ont employé l’expression de « proxy » iraniens pour désigner le Hezbollah ou les Houthis au Yémen. TF1 explique pourquoi le Liban se trouve bombardé par Israël.

Cela se fait par le truchement avec de nombreuses cartes et animations. L’importance du détroit d’Ormuz dans l’économie mondiale et le rôle stratégique du contrôle du Sud-Liban auront été largement analysés. Ce n’est encore rien par rapport aux drones utilisés par le pouvoir iranien pour frapper les pays voisins. En une semaine, on aura tout appris des modèles Shahed, leur prix, leur dimension et leur rayon d’action.

  • 1
    Raphaël LLorca, Frontières, le « média » contre la République, Fondation Jean-Jaurès, 16 mars 2025.
  • 2
    Est « concernant » un sujet qui va attirer l’attention d’un lecteur ou d’un téléspectateur en parlant des tracas de sa vie quotidienne (pouvoir d’achat, changement de législation, arnaques à grande échelle…).
  • 3
    « Expliquez-nous » est un format présent dans tous les JT de M6. Il décrypte de manière extrêmement pédagogique une question d’actualité en deux à trois minutes.

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