Démocratie
Présidentielle : la tentation radicale ?
Gilles Finchelstein
Longtemps, la radicalité a fait peur. Aujourd’hui, elle attire. Le RN caracole en tête des intentions de vote, et une enquête récente montre que 45% des Français envisagent de voter pour le Rassemblement national lors de la prochaine présidentielle. Dans le même temps, à gauche, Jean-Luc Mélenchon continue d’apparaître comme la figure la plus puissante malgré, ou peut-être grâce à, sa conflictualité permanente. A sa promesse de rupture affirmée. Entre ces deux radicalités opposées, les partis modérés craignent d’être écrasés et hésitent sur la stratégie à suivre.. Alors, que se passe-t-il dans la société française ?Pourquoi les discours de rupture semblent-ils désormais plus crédibles que ceux de compromis ? Et cette montée des extrêmes traduit-elle, au fond, un sentiment d’impuissance face aux crises qui s’accumulent ?