Participant au documentaire Dénominateur commun : Brésil en 2024 aux côtés de ses co-réalisateurs, Denis Alcaniz et Louise Farge, Anderson Pinho explore la place grandissante de l’image dans la société brésilienne et la manière dont la représentation tend à supplanter l’expérience vécue. Dans un pays où l’exposition de soi est devenue une norme – dans la vie personnelle comme dans la vie professionnelle –, les réseaux sociaux structurent désormais les relations, les croyances, les trajectoires et les ambitions, mais également le monde politique.
Cette quête du soi brésilien rejoint ses travaux plus récents sur la numérisation de la vie politique brésilienne : Anderson Pinho y mobilise notamment l’idée de « carnaval numérique » pour décrire un espace où les corps s’exposent, les hiérarchies se brouillent et l’ordre social se recompose. De la genèse du projet aux transformations politiques accélérées depuis 2015, il revient sur les mécanismes d’une société travaillée par l’image – et sur les nouvelles figures qu’elle produit. Il est interrogé par Maya Laurens, chargée de projet au secteur International.