Le capitalisme ne s’intéresse pas à nous

Comment penser aujourd’hui le capitalisme ? Est-il mort, ou rentier ? La liste des adjectifs pour le caractériser s’allonge, et la confusion règne. Les théoriciens Marek Poliks et Roberto Alonso Trillo ajoutent une autre entrée : le capitalisme serait exo, écrivent-ils dans leur dernier ouvrage1Roberto Alonso Trillo et Marek Poliks, Exocapitalism: Economies With Absolutely No Limits, 1re éd., Berlin/Nicosie, Becoming Press, 2025.. Cependant, comme l’analyse Édouard Chardot pour l’Observatoire des doctrines politiques de la Fondation, ils ne désignent pas ainsi une nouvelle phase du capitalisme. Pour eux, le capitalisme ne s’intéresse pas à nous et ne s’est jamais intéressé à nous – c’est un germe algorithmique qui s’est greffé sur l’activité humaine par commodité et qui pourrait, demain, s’en passer.

Face aux convulsions de l’époque – pandémie, prolifération de l’intelligence artificielle, guerres commerciales et guerres littérales –, chacun y va de son diagnostic. Le capitalisme est mort, dit Yánis Varoufákis, économiste et ancien ministre des Finances de la Grèce, remplacé par un techno-féodalisme de plateformes2Yánis Varoufákis, « Welcome to the Age of Technofeudalism », Wired Magazine, 22 avril 2024.. Il est devenu surveillance, dit Shoshana Zuboff, économiste et sociologue américaine3Shoshana Zuboff, The Age of Surveillance Capitalism: The Fight for a Human Future at the New Frontier of Power, New York, PublicAffairs, 2019.. Il est rentier, dit Brett Christophers, géographe économique4Brett Christophers, Rentier Capitalism: Who Owns the Economy, and Who Pays for It?, Londres, Verso, 2020.. La liste des préfixes et des néologismes s’allonge – platform, cloud, semio, hyper, late – et le tout est franchement confus. Les théoriciens Marek Poliks et Roberto Alonso Trillo le notent d’ailleurs eux-mêmes avec une ironie assumée, avant d’ajouter leur propre entrée à la séquence : exo. À ceci près que le préfixe ne désigne pas, cette fois, une nouvelle phase du capitalisme, mais prétend en révéler la nature invariante : le capitalisme ne s’intéresse pas à nous, il ne s’est jamais intéressé à nous – c’est un germe algorithmique qui s’est greffé sur l’activité humaine par commodité et qui pourrait, demain, s’en passer.

Paru en 2025 chez Becoming Press, éditeur indépendant berlinois, Exocapitalism: Economies with Absolutely No Limits5Roberto Alonso Trillo et Marek Poliks, Exocapitalism: Economies With Absolutely No Limits, 1re éd., Berlin/Nicosie, Becoming Press, 2025. est un ouvrage co-écrit par Marek Poliks et Roberto Alonso Trillo. Le premier est chercheur en philosophie de la technologie et fondateur de la start-up SaaS basée à Minneapolis (Minnesota) ; le second est théoricien, artiste et musicien traversant la théorie culturelle et l’art sonore, et est basé à Hong Kong.

La généalogie intellectuelle de l’ouvrage s’inscrit dans la longue postérité de la French Theory – cette constellation de pensées qui, de Gilles Deleuze à Jacques Derrida, a migré des départements de philosophie français vers les humanités anglo-saxonnes dans les années 1970-1980 et n’a jamais vraiment refait le voyage en sens inverse. De Gilles Deleuze et Félix Guattari, les auteurs retiennent la déterritorialisation – cette tendance du capitalisme à décoder et déconstruire les structures qu’il traverse. De Nick Land, figure de l’accélérationnisme devenu théoricien des Lumières sombres néoréactionnaires, l’intuition d’un capitalisme comme intelligence autonome se construisant à travers la computation – mais sans l’idée qu’il faudrait accélérer ce processus jusqu’à dissoudre toute forme de contrôle politique ou social.

La thèse

Venons-en au cœur du livre. Pour Poliks et Trillo, le capitalisme se réduit à une opération élémentaire : acheter un objet dans un monde, le détenir le temps qu’un écart de prix se forme, puis le revendre dans un autre – et recommencer. C’est la structure de l’arbitrage, ce vieux geste des marchands qui achetaient des épices à Alexandrie pour les revendre à Venise : la valeur naît de l’écart entre deux systèmes de prix, pas du bien lui-même.

Pour les auteurs, tout le capitalisme fonctionne ainsi – y compris aux niveaux les plus concrets. Pour reprendre un de leurs exemples, le menuisier qui transforme du bois en chaise ne crée pas de valeur à proprement parler par son travail : il produit un écart exploitable entre le prix du bois et le prix de la chaise. Le travail n’est pas la source de la valeur, il est ce qui injecte de la volatilité dans la traduction entre deux registres de prix. Ce qui compte, c’est le passage, la friction, la latence. Le temps de détention – le hold – est littéralement de l’argent. L’axiome tient dans une formule simple – « buy, hold, sell » – qui se répète récursivement à l’infini.

Et puisque ce qui s’accumule n’est pas la matière transformée, mais le différentiel entre systèmes de représentation, le contenu de l’échange devient indifférent. Le capitalisme, écrivent les auteurs, « a juste besoin de mouvement stochastique » – du mouvement aléatoire dans un substrat, n’importe lequel. D’où le préfixe exo : le capitalisme n’est lié à aucun substrat particulier. Il est, dans leurs termes, « non sociogénetique » – il ne dépend pas de la société humaine pour exister. C’est « un germe algorithmique, un mode de pensée aussi logeable dans une forme humaine que dans une colonie bactérienne ou dans du silicium6Marek Poliks et Roberto Alonso Trillo, op. cit., p. 116, traduction de l’auteur. ». Et ils poussent jusqu’au bout : « l’exocapitalisme pourrait survivre à la Terre7Ibid. ».

Première divergence frappante avec la philosophie contemporaine : le capitalisme n’est pas conçu ici comme un Moloch monolithique. Il est petit, une correction, un passage, une fonction.

La machine conceptuelle

Cette conception franchement abstraite, les auteurs la déploient à travers trois concepts qui structurent l’ouvrage : le pli (fold), l’élévation (lift) et la pesanteur (drag).

Le pli est emprunté à Deleuze8Gilles Deleuze, Le Pli : Leibniz et le Baroque, Paris, Éditions de Minuit, 1988. – une logique de l’immanence où une chose se transforme sans changer de substance, comme une feuille pliée en origami. Poliks et Trillo transposent cette logique à l’économie du software as a service (SaaS). Une plateforme logicielle, dans leur définition, est « un désir de complétude par un tiers » : chaque entreprise SaaS est construite à partir d’autres entreprises SaaS, qui sont elles-mêmes construites à partir d’autres – peut-être même la première. Salesforce utilise AWS, qui utilise des dizaines de logiciels tiers, qui eux-mêmes tournent via d’autres logiciels, et ainsi de suite. À chaque couche, un intermédiaire emballe la complexité de la couche du dessous et revend un accès simplifié à la couche du dessus – c’est le pli. L’économie du logiciel ne s’étend pas vers l’extérieur, par conquête de nouveaux territoires, mais vers l’intérieur, par empilement de couches d’intermédiation. Et chaque couche nouvelle crée un nouvel écart de prix exploitable, un nouveau hold, un nouvel arbitrage. Ce modèle du pli peut également éclairer d’autres dynamiques à l’œuvre dans l’économie, notamment en finance, avec des produits dérivés construits sur d’autres dérivés, même si le logiciel en constitue aujourd’hui la forme la plus explicite.

Le lift désigne la conséquence dynamique de cette accumulation de plis : à mesure que les couches d’abstraction s’empilent, le capital s’éloigne du sol. Le capital ne veut rien d’autre que de s’éloigner des coûts fixes, des contraintes matérielles et de la terre. Les exemples du livre sont éloquents. Prenons l’industrie aérienne : la majorité des revenus des compagnies ne provient plus des billets d’avion – les vols en classe économique sont souvent vendus à perte – mais de la vente de miles à des partenaires financiers, une monnaie créée de toutes pièces dont la valeur n’a aucun lien avec un vol réel. Quant au carburant, les compagnies n’achètent plus du pétrole : elles achètent des dérivés sur le pétrole, c’est-à-dire la possibilité d’acheter du carburant à un certain prix à une certaine date. L’industrie ne gère plus une chaîne logistique de kérosène, mais un portefeuille d’expositions abstraites aux prix. Chaque étage d’abstraction éloigne un peu plus l’activité de son substrat matériel.

Le drag, enfin, désigne ce qui résiste à cette élévation – et le terme est choisi avec soin. Il évoque la traîne aérodynamique, mais aussi la performance théâtrale : le drag comme imitation, comme jeu de rôle. Pour les auteurs, le travail contemporain relève largement de cette seconde acception. L’État produit de la complexité bureaucratique au voisinage de la reproduction sociale – programmes sociaux, régulation, normes – pour capter l’attention des courants exocapitalistes qui dérivent au-dessus de lui. Le travailleur de bureau performe un capitalisme classique en costumes d’époque. Paradoxalement, chaque régulation ajoute de la surface, de la friction, des plis que l’exocapitalisme peut ensuite exploiter. Les auteurs prennent l’exemple du règlement général sur la protection des données (RGPD) européen – une tentative sincère de restriction qui a fini par être absorbée dans le tissu de l’exocapitalisme, augmentant la complexité des objets techniques échangés (les données) et créant de nouvelles niches pour des prestataires SaaS spécialisés en conformité. Le drag, en somme, nourrit le fold qui nourrit le lift.

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Le cratère terrestre

Mais le livre ne se contente pas de regarder vers le haut. Après deux cents pages d’élévation, les auteurs redescendent justement vers le sol. Car le lift a un coût physique. Chaque couche d’abstraction gagnée en altitude repose, en bout de chaîne, sur des infrastructures bien terrestres – des centres de données qui consomment l’énergie de villes entières, des câbles sous-marins, des mines de cobalt et de lithium dont l’extraction n’a rien d’algorithmique. Les auteurs dépeignent un monde où, plus on s’éloigne des sommets abstraits du capital, plus les rapports deviennent bruts, féodaux et violents. Au sommet, des dérivés sur dérivés échangés en microsecondes ; à la base, des formes de souveraineté locale chargées de sécuriser l’accès aux ressources par la force.

Cette tension entre élévation et enracinement est ce qui donne au livre sa charge. Le mérite est réel – rares sont les ouvrages théoriques capables de penser le capitalisme depuis le logiciel plutôt que depuis les plateformes grand public, et d’en radicaliser l’inhumanité sans l’esthétiser. Le capitalisme ne s’intéresse pas à nous. Il peut être fait avec n’importe quoi – une chaîne logistique, un marché de dérivés, une colonie bactérienne, un réseau de neurones artificiels, un crabe qui bouche son terrier pour contrôler la marée. Le travail humain n’est qu’un arrêt au stand dans l’histoire d’un algorithme indifférent à ses véhicules. Mais c’est précisément cette indifférence qu’il faut maintenant interroger.

Le mensonge romantique

Tout discours qui attribue à des forces autonomes ce qui relève de l’activité humaine cache, sous une lucidité apparente, un mensonge premier. Claire (Quassine) Cical, dans une critique remarquable parue dans lundimatin9Claire (Quassine) Cical, « Exocapitalism et le romantisme de l’autonomie », lundimatin, 2026., identifie ce processus à l’œuvre dans Exocapitalism. En mobilisant René Girard, elle montre que le livre reproduit ce que Girard nomme le mensonge romantique10René Girard, Mensonge romantique et vérité romanesque, Paris, Grasset, 1961. : la croyance en l’autonomie du désir, où le sujet se pense comme source de ses propres déterminations tout en niant les médiations mimétiques qui structurent ses choix. Or, pour Girard, notre désir n’est jamais autonome – il est toujours imitation du désir d’un autre, d’un médiateur dont l’influence doit être occultée pour que l’illusion d’autonomie tienne. Et toute transcendance – tout système qui se présente comme extérieur et nécessaire – repose sur ce même geste de dissimulation : il y a toujours un sacrifice, une origine relationnelle et violente qu’il faut masquer pour que le système se stabilise.

Exocapitalism reproduit exactement cette structure. Le capital y est doté d’un désir propre, d’une capacité d’auto-engendrement, d’une indifférence souveraine à l’humain. La médiation humaine est partout dans le livre – dans les plateformes, les plis, les couches de SaaS – mais elle n’y figure jamais comme origine. La transcendance est attribuée au système lui-même, comme si l’algorithme s’était engendré seul. C’est, pour reprendre le titre de Cical, le romantisme de l’autonomie : plus on proclame l’indépendance du système, plus on dissimule les mains qui le font tourner. Comme elle l’écrit, « le préfixe Exo dans ce contexte fonctionne comme un masque de cette réalité matérielle ».

Confondre sélection et justification

Mais admettons un instant la prémisse. Admettons que le capitalisme soit effectivement cet algorithme autonome, ce germe formel inscrit dans la structure de l’abstraction. Même dans ce cas, la thèse ne tient pas – car décrire un mécanisme ne revient pas à le justifier. Les auteurs l’assument d’ailleurs : « il est productif de réécrire rétroactivement un récit du capitalisme comme algorithme autoréférent depuis toujours11Marek Poliks et Roberto Alonso Trillo, op. cit., p. 87, traduction de l’auteur. ». Cette réécriture rétrospective de l’histoire du capitalisme comme algorithme depuis toujours transforme un constat en nécessité. Si le capitalisme s’est déployé ainsi, alors il devait se déployer ainsi. C’est précisément ce glissement que Reza Negarestani reproche à Nick Land dans un article récent12Reza Negarestani, « Rational Inhumanism Vs Landian Anti-Philosophy », TripleAmpersand Journal (&&&), 26 décembre 2025., et le reproche vaut ici aussi, malgré la distance que les auteurs prennent avec Land. Negarestani le formule simplement : un mécanisme peut générer des trajectoires, il ne peut pas les autoriser. Le fait que le capitalisme se soit déployé ainsi ne prouve pas qu’il devait se déployer ainsi. Confondre la sélection avec la justification, c’est traiter le futur comme s’il avait déjà tranché.

L’État : le grand absent

La question de l’origine humaine conduit directement à celle de l’État, car c’est l’État qui, historiquement, organise le rapport entre l’abstraction financière et le sol. Or, c’est ici que l’ouvrage est le plus faible. Poliks et Trillo décrivent l’État comme un organisme décomposé – un « attracteur dans un champ complexe », un hologramme projeté par l’activité ambiante, voire une pression policière brutale exercée selon des impulsions libidinales. L’État ne ferait que construire du tissu de soutien réactif autour des structures de l’exocapitalisme, un amortisseur de chocs sans capacité transformatrice.

Or, cette description est largement à rebours de la réalité contemporaine. Nous vivons à l’ère du capitalisme d’État : investissements publics massifs dans l’intelligence artificielle, politiques industrielles de relocalisation, rivalité géopolitique structurée autour du contrôle technologique. Le CHIPS Act américain, les plans européens sur les semi-conducteurs, les politiques chinoises d’indépendance technologique : autant d’exemples où l’État ne subit pas le capitalisme, mais le structure, le finance, le dirige.

Le prétendu retard de l’État est aussi le produit d’arrangements institutionnels précis. L’État providence américain, largement privatisé, est construit tout entier sur la prospérité des fonds de pension – l’ordre social est partiellement bâti sur la performance des marchés financiers. Ce n’est pas le cas partout. La théorie de l’exocapitalisme généralise une configuration spécifiquement anglo-américaine – la Silicon Valley, la financiarisation de l’économie américaine – en ontologie universelle du capital. Le bain culturel tech informe ici une métaphysique, et c’est précisément ce glissement qu’il faut interroger.

Les éléphants de Dalí

Au-delà de ces objections théoriques et politiques, il y a une objection plus simple et plus brutale : le monde résiste. L’exocapitalisme apparaît finalement comme ces éléphants dans les toiles de Dalí – gonflants, gondolant vers des cieux incertains, mais toujours reliés à la terre par des pattes fines de plus en plus fragiles.

Car c’est du sol dont il est question. À l’époque où le monde convulse, où une poignée de mines dans le détroit d’Ormuz suffit à faire vaciller l’économie mondiale, où des marchés s’effondrent quand les croyances collectives sur l’utilité d’une technologie trébuchent, tout nous rappelle la matérialité irréductible du système. Le lift ne va jamais sans ce dernier kilomètre d’os et de sang décrit par les auteurs. Pour voler, il faut toucher le sol.

Les auteurs reconnaissent, à leur crédit, que la crise de 2008 a été provoquée en partie par la prise de conscience que l’économie était intensément « liftée » à travers des instruments financiers d’une complexité absurde. Mais cette reconnaissance éclaire un point qu’ils ne tirent pas jusqu’au bout : c’est l’ignorance du lift – l’auto-illusion, le cynisme ou le génie, selon l’idéologie – qui maintient le système ensemble, le tout mâtiné d’une dose considérable de mimétisme. Cette architecture de croyance est aussi une patte de l’éléphant de Dalí.

What is to be done?

Le livre s’achève sans prescriptions, et les auteurs le revendiquent. Ce n’est pas un manifeste, disent-ils, c’est un avertissement. L’avertissement que le capitalisme est bien positionné pour se défaire de presque tous ses liens avec la reproduction sociale, se repliant dans des dimensions plus hautes, plus serrées, plus fines, jusqu’à son autonomisation complète de ce qui est humain.

Soit. Mais un avertissement sans adresse est un monologue. Et là est sans doute le paradoxe qui traverse de part en part Exocapitalism : un livre écrit par des humains, pour des humains, dans une langue humaine, vendu sur un marché humain, qui conclut que l’humain est accessoire. L’algorithme, s’il existe, n’a pas écrit ce livre. Ce sont deux personnes qui l’ont fait – avec des influences, des amitiés, des institutions, un éditeur berlinois, des nuits devant un écran. Le geste même de théoriser l’exocapitalisme est un geste de drag – comprendre, peut-être ralentir, mais en tout cas performer l’impuissance.

C’est au fond toujours la même question. Les réactionnaires considèrent le progrès comme une boîte de Pandore qu’il faut refermer. Les accélérationnistes veulent la briser et en répandre le contenu le plus vite possible. Les décroissants voudraient n’avoir jamais trouvé la boîte. Les auteurs répondent : il n’y a pas de boîte, il n’y a jamais eu de boîte – juste un algorithme qui n’a besoin de personne.

C’est une réponse élégante. Mais si personne n’est responsable, alors personne ne peut rien changer – et c’est peut-être là que la théorie cesse d’être un avertissement pour devenir, malgré elle, une absolution.

  • 1
    Roberto Alonso Trillo et Marek Poliks, Exocapitalism: Economies With Absolutely No Limits, 1re éd., Berlin/Nicosie, Becoming Press, 2025.
  • 2
    Yánis Varoufákis, « Welcome to the Age of Technofeudalism », Wired Magazine, 22 avril 2024.
  • 3
    Shoshana Zuboff, The Age of Surveillance Capitalism: The Fight for a Human Future at the New Frontier of Power, New York, PublicAffairs, 2019.
  • 4
    Brett Christophers, Rentier Capitalism: Who Owns the Economy, and Who Pays for It?, Londres, Verso, 2020.
  • 5
    Roberto Alonso Trillo et Marek Poliks, Exocapitalism: Economies With Absolutely No Limits, 1re éd., Berlin/Nicosie, Becoming Press, 2025.
  • 6
    Marek Poliks et Roberto Alonso Trillo, op. cit., p. 116, traduction de l’auteur.
  • 7
    Ibid.
  • 8
    Gilles Deleuze, Le Pli : Leibniz et le Baroque, Paris, Éditions de Minuit, 1988.
  • 9
    Claire (Quassine) Cical, « Exocapitalism et le romantisme de l’autonomie », lundimatin, 2026.
  • 10
    René Girard, Mensonge romantique et vérité romanesque, Paris, Grasset, 1961.
  • 11
    Marek Poliks et Roberto Alonso Trillo, op. cit., p. 87, traduction de l’auteur.
  • 12
    Reza Negarestani, « Rational Inhumanism Vs Landian Anti-Philosophy », TripleAmpersand Journal (&&&), 26 décembre 2025.

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