Amiral Louis Jaurès, le frère presque inconnu

« Héritier d’un nom à la fois mon orgueil et ma crainte ; frère presque inconnu du lumineux apôtre de la paix humaine et de l’humaine fraternité, il m’a semblé que le silence m’est interdit », confie Louis Jaurès en 1924, quelques mois avant la panthéonisation de Jean Jaurès. De quel milieu familial et social sont issus les frères Jaurès ? Quel fut le parcours singulier de Louis, officier supérieur de Marine au tournant du XXe siècle ? Jean-Baptiste Alba, animé par l’étude de l’histoire du Tarn, ancien directeur du Centre national et musée Jean Jaurès de Castres, nous les fait découvrir dans un ouvrage.

Il y a cent ans, l’amiral Jaurès (1860-1937) participait aux commémorations en l’honneur de son illustre frère, statufié dans leur ville natale de Castres par le sculpteur albigeois Gabriel Pech. Si l’aîné de la famille choisi les lettres puis la politique, le cadet entre à l’École navale. S’ensuit une riche carrière dans la Marine. À l’issue du premier conflit mondial, au moment où le pays honore ses « Morts pour la France », on commémore également le député tarnais, « tué en avant des armées ». Louis Jaurès, un temps député socialiste (1924-1928), s’emploie à représenter sa famille par sa présence et ses souvenirs à l’occasion d’inaugurations et entretiens en mémoire de son frère Jean.

Jean-Baptiste Alba, Amiral Louis Jaurès, le frère presque inconnu, Société culturelle du Pays castrais, août 2025.
Cet ouvrage a bénéficié du soutien de la Fondation Jean-Jaurès et de la Société d’études jaurésiennes.

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