L'Observatoire est animé par :
Co-directeur de l'Observatoire de l'urgence écologique et sociale
Docteur en science politique, chercheur spécialiste des questions écologiques
Après l’été 2026, marqué notamment par les incendies majeurs en Gironde et dans les Landes, une canicule prolongée et des épisodes de sécheresse, la crise climatique n’est plus seulement un risque à anticiper. Elle affecte directement les conditions de vie des Français et place au premier plan la protection des populations. Le changement climatique n’est toutefois que la manifestation la plus visible d’une urgence plus large : l’urgence écologique. La pollution de l’air et de l’eau, l’exposition à des substances dangereuses comme les pesticides ou le cadmium, ou encore l’effondrement de la biodiversité et l’érosion des écosystèmes ont des conséquences croissantes sur la santé des Français, leurs conditions de vie et notre économie.
Pourtant, nos politiques publiques peinent encore à protéger les populations dès maintenant tout en engageant, dans la durée, les transformations nécessaires.
C’est ce constat qui a conduit la Fondation Jean-Jaurès à refonder, en septembre 2026, son Observatoire de la transition énergétique et sociale, créé en 2019, qui devient l’Observatoire de l’urgence écologique et sociale. Co-dirigé par Benoît Calatayud et Théodore Tallent, il repose sur une conviction simple : la réponse à l’urgence écologique doit articuler deux exigences trop souvent traitées séparément. L’adaptation, pour anticiper les effets du changement climatique et en limiter les dommages ; la transition écologique, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les pollutions et la surexploitation des ressources naturelles.
Cette réponse doit être indissociablement écologique et sociale. Une transition qui ignore les inégalités qu’elle produit ou qu’elle révèle échouera à s’imposer durablement ; une adaptation qui ne protège que les plus favorisés aggravera les fractures déjà à l’œuvre entre les territoires. L’Observatoire entend analyser la conception, le financement et l’efficacité des politiques de transition écologique et d’adaptation, ainsi que leurs effets sociaux et territoriaux, en particulier pour les plus précaires et ceux qui ne disposent pas d’alternative. Il vise aussi à formuler des propositions concrètes pour restaurer la confiance dans l’action publique et construire une transformation juste et désirable.
Les travaux de l’Observatoire s’organisent autour de cinq axes structurants : la transition du quotidien (se loger, se chauffer, se nourrir et se déplacer de manière abordable et écologique) ; l’adaptation aux catastrophes climatiques et la protection face aux pollutions (agriculture, logement, sécurité civile, aménagement du territoire, santé environnementale) ; la solidarité entre les territoires, selon leur exposition aux risques et les moyens dont ils disposent pour y faire face ; la transformation du système énergétique et de l’économie pour réduire les émissions, maîtriser l’usage des ressources et préserver la biodiversité ; et les mutations industrielles, ainsi que leurs conséquences sur l’emploi. La question de la gouvernance (société civile, collectivités territoriales, État, Union européenne) irriguera l’ensemble de ces travaux.
L’Observatoire se construit avec celles et ceux qui partagent cette conviction. Chercheurs, élus, agents publics, représentants associatifs et syndicaux, acteurs économiques : n’hésitez pas à nous rejoindre pour contribuer à ses travaux.
Écrire à Théodore Tallent : theodore.tallent@sciencespo.fr
Écrire à Benoît Calatayud : benoit.calatayud@gmail.com