Quel sens donner à la multitude de propositions de gratuité des transports collectifs formulées ces dernières années ? Comment concilier impératif écologique et report modal vers d’autres modes de transport que la voiture individuelle, contraintes économiques pour l’État comme pour les collectivités territoriales et équilibre entre territoires ? Alors que le sujet suscite des positionnements tranchés qui structurent non seulement le champ politique, mais aussi le champ des acteurs de la société civile, voire la communauté des experts, cette étude propose une photographie de l’expression de l’idée lors des élections municipales du mois de mars 2026 et interroge les nouvelles traductions concrètes qu’elle pourrait trouver.
Table des matières
Introduction
Histoire d’une proposition qui a progressivement fait débat
Une pluralité de modèles
Une montée en puissance progressive selon la taille des collectivités
Un consensus politique inattendu
Une histoire en quatre temps
La bataille de la gratuité a-t-elle trouvé un aboutissement dans les élections de mars 2026 ?
Encadré. Le modèle économique des transports collectifs
Faire campagne aux élections municipales et intercommunales en 2026 : la gratuité incontournable à gauche ?
Des candidats de gauche plus nombreux à défendre la gratuité
Sortants et challengers
Lyon : un cas particulier ? Jusqu’à quand ?
Contenir ou réguler les dynamiques électorales qui accompagnent la marche vers la gratuité ?
Le regard des usagers
La position constante de la Fnaut, opposée à la gratuité
Des usagers qui privilégient la qualité de l’offre… mais sont rattrapés par leur pouvoir d’achat
Regards croisés
Quatre questions à Yves Crozet
Quatre questions à Nicolas Mayer-Rossignol
Quatre questions à Jean-Luc Moudenc
Enjeux et perspectives
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Les auteurs :
Mathieu Alapetite est expert associé à la Fondation Jean-Jaurès.
Pierre Van Cornewal est délégué général du think tank Transport développement intermodalité environnement (TDIE).
Crédit photo : Wikemedia / Florian Fèvre.