Présidentielle en Colombie : la sécurité au cœur du scrutin

Alors que la Colombie est appelée aux urnes, la sécurité et la violence dominent les débats dans un pays confronté à une dégradation de la situation sécuritaire, particulièrement dans les zones rurales. La prolifération des groupes armés illégaux (passés d’une vingtaine en 2019 à près de 90 aujourd’hui) s’explique notamment par l’essor des économies criminelles liées au trafic de drogue, aux réseaux de passeurs et à d’autres trafics illicites. Alors qu’Iván Cepeda, candidat de gauche à la présidentielle, défend la poursuite d’un processus de paix fondé sur un nouveau contrat social pour la Colombie, dans la continuité de la « paix totale » promue par Gustavo Petro, ses principaux adversaires plaident pour une stratégie de confrontation plus directe contre les groupes armés.

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, Juan Carlos Ruiz-Vásquez, docteur en sciences politiques, diplômé de l’ENA et professeur à l’École des études internationales, politiques et urbaines de l’Universidad del Rosario, analyse les causes de cette crise sécuritaire et les réponses proposées par les différents candidats à la fonction suprême. Il est interrogé par Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l’Observatoire de l’Amérique latine et des Caraïbes de la Fondation.

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