Dans un contexte de crise de la mondialisation libérale, les droites radicales connaissent une montée en puissance à l’échelle internationale. Loin de se limiter à des dynamiques nationales, ce phénomène s’inscrit dans un cycle global marqué par des circulations d’idées, des réseaux transnationaux et des stratégies convergentes. Dans cette note du dossier coordonné par Jean-Jacques Kourliandsky., les sociologues José Antonio Sanahuja, professeur à l’Universidad Complutense de Madrid, Steven Forti, professeur à l’Université autonome de Barcelone, et Camilo López Burian, professeur à l’Université de la République d’Uruguay, en analysent les ressorts structurels, les ancrages locaux et les formes d’organisation, en mettant en lumière le rôle central d’un internationalisme réactionnaire en pleine expansion.
Les droites ultras ont connu une ascension les érigeant progressivement en acteurs clés de la scène politique contemporaine. La compréhension de ce phénomène global exige de dépasser le nationalisme méthodologique et les catégories dérivées d’expériences historiques eurocentriques. Ces multiples situations impliquent d’isoler les éléments communs permettant de les contextualiser, ainsi que les cadres idéologiques et les répertoires d’action partagés par les acteurs, sans les penser en termes d’émulation ou de simple circulation transparente, ni en adoptant des définitions de type « canon » conceptuel1Une définition considérée comme officielle, standard..
Penser globalement le phénomène suppose d’en saisir la dimension transnationale, ainsi que ses racines et ses processus structurels, et leur articulation avec des trajectoires locales historiquement situées. C’est sur ces bases que nous avons adopté une démarche fondée sur l’histoire globale telle que définie par Sebastian Conrad2Sebastian Conrad, Historia Global. Una nueva visión para el mundo actual, Barcelone, Critíca, 2017.. Celui-ci inscrit ces ultradroites dans un cycle historique plus large, associé à la crise structurelle de la globalisation et à la reconfiguration de l’ordre international libéral3José Antonio Sanahuja, « Entre la policrisis y el interregno : conceptos para un orden Internacional en transición », dans El sistema internacional y el viejo nuevo mundo, Valence, Tirant Lo Blanch, 2024, pp. 255-296., en mettant en évidence les liens qui les structurent4Steven Forti, Democracias en extinción. El espectro de las autocracias electorales, Madrid, Akal, 2024..
C’est dans cette perspective que nous avons entrepris d’analyser le rôle des think tanks, fondations et plateformes, envisagées comme des espaces institutionnels de production idéologique qui, en Amérique latine, fonctionnent comme des nœuds centraux de cet internationalisme réactionnaire5Pablo de Orellana et Nicholas Michelsen, Reactionary internationalism: the philosophy of the New Right, Cambridge, British International Studies Association, 2019, pp. 748-767 et José Antonio Sanahuja et Camilo López Burian, Internacionalismo reaccionario y nuevas derechas neopatriotas latinoamericanas frente al orden internacional liberal, Conjuntura Austral, Porto Alegre, Programa de Pos-Graduação em Estudos Estratégicos Internacionais de la Universidade Federal do Rio Grande do Sul, n°11 (55), juil-sept. 2020, pp. 22-34..
Ces droites, composantes d’un cycle global, ont ainsi constitué un écosystème d’idées et de discours partagés. Leurs pratiques apparaissent sinon coordonnées, du moins convergentes, au sein de structures caractérisées par de multiples circulations entre acteurs issus de différentes régions du monde.
Un regard historique et global
Les nouvelles ultradroites peuvent être pensées sur le temps long et dans un cadre dépassant l’État-nation. La perspective adoptée ici se propose de les comprendre comme le fruit d’un cycle global, combinant des causes structurelles à des facteurs agentiels. Ainsi envisagée, l’ascension des ultradroites exprime une crise organique de l’ordre libéral international.
À partir d’une lecture néo-gramscienne, la mondialisation néolibérale consolidée à partir des années 1980 est entrée dans un moment d’épuisement, dont les symptômes sont évidents depuis la crise de 2008, approfondis par la « polycrise » contemporaine6Adam Tooze, Crash. Como una decada de crisis financieras ha cambiado el mundo, Barcelone, Critica, 2018 et José Antonio Sanahuja, op. cit., p. 4.. Celle-ci concerne l’économie politique globale, la légitimité des États, la démocratie représentative et le contrat social.
La redistribution inégale des richesses produites par la mondialisation s’accompagne d’un malaise politique et social systémique7Sentimiento de Sistema roto en 2021, Populismo, anti-elitismo y nativismo, enquête Ipsos, 2021.. Ces différents facteurs sont à l’origine d’une fracture sociale que les ultradroites exploitent discursivement via des entrepreneurs politiques au profil césarien. De vastes secteurs sociaux, à l’échelle mondiale, qu’ils soient réellement perdants ou qu’ils se perçoivent comme tels dans le processus de mondialisation, constituent des électorats potentiellement mobilisables par des discours repolitisant ces situations. Ces derniers prennent souvent la forme de positionnements antiglobalistes – allant de postures nationales souverainistes à des positions radicalement individualistes – présentées comme antiélitistes.
La fin du cycle des matières premières en Amérique latine a coïncidé avec les indicateurs de satisfaction démocratique les plus bas depuis trente ans et depuis le début des enquêtes du Latinobarómetro8Latinobarómetro, Informe Latinobarómetro 2023: La recesion democrática de América Latina, Santiago de Chile, Corporación Latinobarómetro, 2023.. En termes gramsciens, il s’agit d’un interrègne ouvrant un espace aux forces anti-système, aux discours autoritaires ainsi qu’aux agendas illibéraux. Ce contexte a facilité l’élection de Jair Bolsonaro et celle de Javier Milei aux présidentielles brésilienne et argentine.
Néanmoins, ces droites ne sont pas seulement le produit de la crise : elles en sont aussi des agents actifs, disputant valeurs, normes et institutions à l’ordre libéral et questionnant le multilatéralisme à l’échelle internationale. Parallèlement, elles défendent des agendas contestant des consensus globaux9Antje Wiener, A Theory of Contestation. A Concise Summary of Its Argument and Concepts, Polity, vol. 49, n°1, 2017, pp. 109-125. sur diverses thématiques telles que les droits humains ou le changement climatique.
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Abonnez-vousUne constellation transnationale
Dans le contexte actuel, les ultradroites opèrent en réseaux transnationaux denses, polycentriques et en expansion. Ces réseaux reflètent un internationalisme réactionnaire mobilisant un ensemble d’acteurs, d’organisations et de discours qui, sans constituer une internationale au sens classique et formel du terme, mettent en évidence des convergences et un certain niveau de coordination. Ces éléments constituent des espaces de circulation d’idées et de répertoires d’action politique.
Ces réseaux réunissent des partis, des organisations et des lobbies conservateurs, des organisations religieuses, des acteurs du monde universitaire privé, de l’entrepreneuriat, des think tanks, des instituts et des fondations. Cet ensemble constitue des plateformes de natures diverses, dotées d’une dynamique transnationale claire. Ces mêmes acteurs participent à de multiples structures, contribuant à la diffusion et à la multiplication d’agendas, discours et stratégies, en s’appuyant sur la capacité de propagation des réseaux sociaux et de leurs algorithmes.
Certains de ces espaces ne sont pas nouveaux, mais ont connu des transformations récentes qu’il convient de signaler. La Conservative Political Action Conference (CPAC) s’est radicalisée après la victoire de Donald Trump et a constitué un lieu de rencontre de l’extrême droite globale. En 2017, elle créait une « franchise » au Japon, puis tenait les premières éditions de la CPAC en Australie, en Corée du Sud et au Brésil, en 2019. Elle répète ce procédé en Hongrie et au Mexique en 2022, puis en Argentine, en 2024. Ces espaces permettent la circulation de discours, de stratégies de campagne et de répertoires politiques, convergeant vers le conservatisme moral, l’anti-mondialisation et l’hostilité au multilatéralisme.
La fondation Heritage est un acteur notoire de cette constellation. Elle apparaît au début des années 1970, concomitamment au développement du néolibéralisme. Elle est aujourd’hui un think tank de deuxième génération, en mesure de produire des orientations de politiques publiques. Des documents comme le « Project 2025 » proposent des politiques ultralibérales, orientées vers le licenciement massif de fonctionnaires, la fermeture de médias publics, la déportation de migrants, ainsi que des attaques contre les politiques de diversité, d’équité et d’inclusion. Une pluralité de ces orientations a été mise en œuvre par le gouvernement Milei en Argentine10Diana Cariboni, « Trump’s Project 2025 is already underway in Argentina, and it’s terrifying », Open Democracy, 7 novembre 2024..
Fondé en 1981, l’Atlas Network agit comme méta-think tank, revendiquant plus de 500 institutions partenaires dans 90 pays, dont 78 en Amérique latine. Profitant de cet important réseau, il organise notamment des Forums de la liberté11Karine Fisher, « The Atlas Network: Littering the World with Free-Market Think Tanks », Global Dialogue, 9 juillet 2018., qui diffusent la promotion du libre-échange, de la dérégulation et défendent les modèles d’État minimum. Atlas est bien implanté au Brésil et en Argentine où il organise la formation de cadres, accorde des prix, finance et articule différents acteurs du spectre des droites.
Ces sphères comprennent aussi des fondations et des acteurs partisans. C’est le cas du parti espagnol Vox qui est central pour comprendre l’articulation euro-latino-américaine de cet internationalisme réactionnaire. Sa fondation Disenso a été à l’origine de la « Lettre de Madrid » signée par les référents de la droite conservatrice et ultra d’Amérique latine. Elle a créé le Foro Madrid, en contrepoint explicite du Forum de São Paulo et du Groupe de Puebla. Les sommets du Foro Madrid, à Bogota (2022), Lima (2023), Buenos Aires (2024) et Asunción (2025), ont réuni des leaders comme Javier Milei, Jair Bolsonaro et José Antonio Kast, ainsi que des figures de l’ultradroite européenne, consolidant un espace de rencontre.
Cette initiative est l’une des composantes de la promotion faite par Vox de ce qu’elle appelle l’« ibérosphère », élément constitutif d’un imaginaire politique et culturel articulant valeurs conservatrices et antimondialistes à des éléments identitaires12José Antonio Sanahuja et Camilo López Burian, op. cit., p. 6..
Le Centre des droits fondamentaux (CDF), lié au parti Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, est un autre lieu nodal important, avec d’autres GONGOs (Government organized non-governmental organization) créées par les autorités magyares après 2010, comme l’Institut Danube ou le Mathias Corvinus Collegium. Le siège madrilène du CDF agit comme une plateforme de diffusion de l’agenda souverainiste, de défense de l’identité nationale, de refus du multiculturalisme et des « fondamentalismes » jugés excessifs des droits humains et du « politiquement correct ».
Le CDF a des liens en Amérique latine. En avril 2025, par exemple, la CDF a organisé à Buenos Aires une rencontre avec la fondation Faro, think tank de La Liberté avance13Parti politique de Javier Milei., et dirigée par Agustín Laje. Le Chilien Axel Kaiser, sous-directeur académique de la fondation Faro et président de la fondation d’ultradroite pour le progrès a participé à l’événement, tout comme Andrés Martínez Fernández de la fondation Heritage, Eduardo Cader de la fondation Disenso et Francesco Giubilei, président des think tanks de Fratelli d’Italia, Nazione Futura et la fondation Tatarella14Joaquin Nuñez, « Con Trump y Milei como puntos de partida, referentes de la libertad se reunieron en Argentina para discutir el futuro de Occidente », Voz, 2 mai 2025..
Les réseaux intégristes chrétiens constituent un autre vecteur d’expansion. Le World Congress of Families, par exemple, articule des organisations catholiques, évangéliques et orthodoxes sur un plan nettement transnational, en lien avec la Russie15Kristina Stoeckl, « The rise of the Russian Christian Right: the case of the World Congress of Families », Religion, State & Society, n°48, 2020, pp. 223-238.. Par ailleurs, des acteurs comme HazteOir et CitizenGo organisent des campagnes contre les droits sexuels et reproductifs dans de nombreux pays. Ces organisations ont mené des campagnes concrètes au Brésil et en Argentine.
L’un des membres du directoire de la fondation CitizenGo, Brian Brown, préside l’International Organization for the Family, organisation animatrice du Congrès mondial des familles16Neil Datta, « Tip of the Iceberg. Religious Extremist Funders against Human Rights for Sexuality and Reproductive Health in Europe 2009-2018 », Bruxelles, European Parliamentary Forum for Sexual and Reproductivity Rights, 2021.. Brian Brown est aussi membre du conseil directeur de Political Network for Values, qui, sur son site, se présente comme « une plateforme globale de représentants de leaders politiques du monde entier, promotrice et défenseure active des valeurs de la famille, de la vie, et de la liberté17Site internet de Political Network for Values. ».
José Antonio Kast était le président de ce réseau entre 2022 et 2024, organisateur du sommet de 2019 à Bogota et de 2022 à Budapest. Son vice-président actuel est le Mexicain Rodrigo Ivan Cortes, président du Front national pour la famille. Son président honoraire est l’Espagnol Jaime Mayor Oreja, qui a été ministre de l’intérieur du gouvernement Parti populaire de José Maria Aznar. Jusqu’en 2023, il était président d’un autre think tank ultracatholique, One of Us, dont les lignes directrices sont la lutte contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage entre personnes de même sexe et « l’idéologie de genre »18Alvaro Merino, Gisella Rojas et Josefina Marti, « La segunda vida de Mayor Oreja : llevar a Europa y América Latina el ultracatolicismo español », Eldiario.es, 2 octobre 2019..
Ce maillage montre ainsi comment la dimension religieuse intègre et renforce les répertoires politiques, culturels et moraux de l’internationale réactionnaire.
La présence simultanée des principaux dirigeants dans les conseils ou bureaux de plusieurs organisations nous renvoie à la métaphore de la poupée russe. Penser ces connexions transnationales est fondamental pour replacer ces acteurs dans le cadre d’un réseau global. De plus, comme indiqué antérieurement, ils partagent parfois un processus d’émergence commun.
Un cycle global et un jeu de poupées russes
L’analyse des nouvelles extrêmes droites et de leur progression doit s’appuyer sur des connexions et des facteurs globaux, notamment à travers leurs réseaux transnationaux. Leur dimension globale se présente à travers des liens multiples, des participations et des couches interactives qui peuvent être pensées comme un jeu de matriochka19En russe, signifiant les « poupées russes »..
Sa multidimensionnalité et sa multidirectionnalité illustrent la complexité d’un phénomène global encore en développement. Elles rendent difficile une analyse fondée uniquement sur des cadres nationaux et peuvent conduire à supposer l’existence de cas « originaux » ou « représentatifs », censés en constituer un modèle.
Toutefois, prendre en compte les contextes et les trajectoires historiques spécifiques n’implique pas de renoncer à l’identification de dynamiques globales ou de points communs. La difficulté réside plutôt dans la manière de mener cette analyse et dans les écueils à éviter.
L’expansion de ces ultradroites est une expression de la globalisation en crise, supposant aussi la fin d’un cycle hégémonique20Dans le sens gramscien de ce concept. ayant commencé avec la crise économique de 2008. Cela dit, cette expression reste globalement connectée à des processus critiques particuliers aux niveaux régional et local.
De façon structurelle, les nouvelles ultradroites sont connectées et agissent de façon coordonnée à travers un « internationalisme réactionnaire ». Elles partagent des idéaux, des discours, des stratégies et des pratiques d’action socioculturelle et politique de façon non organique et très décentralisée. Ces néo-ultradroites sont guidées par la négation et la contestation de l’ordre libéral, au niveau national comme international.
Il est évident que celles-ci représentent une constellation de forces très diverses et différenciées, qui ne peuvent être comprises ni expliquées sans faire référence aux contextes, aux luttes politiques et à l’évolution historique de chaque pays ou région. Néanmoins, elles s’inscrivent dans un cycle historique global qui exige une approche théorique et méthodologique intégrant à la fois leur diversité, leurs points communs et leurs interconnexions.
Adopter une perspective globale permet de dépasser les limites d’approches conventionnelles, ou dominantes, en sciences sociales. Conditionnées par le « nationalisme méthodologique », elles se placent dans un cadre explicatif21Ou de causalité. éminemment national, privilégiant les trajectoires historiques particulières et différenciées. Elles sélectionnent et généralisent des catégories nettement eurocentriques, issues du monde occidental.
Finalement, on néglige ou ignore ainsi les logiques globales du phénomène et sa compréhension comme cycle historique, inscrit dans des dynamiques de longue durée22Fernand Braudel, La Historia y las ciencias sociales, Madrid, Alianza, 1970, pp. 60-106.. On limite l’analyse comparative, et l’on tend à naturaliser et universaliser des réalités dont l’origine et le développement sont éminemment européens ou occidentaux.
Traduction : Jean-Jacques Kourliandsky.
- 1Une définition considérée comme officielle, standard.
- 2Sebastian Conrad, Historia Global. Una nueva visión para el mundo actual, Barcelone, Critíca, 2017.
- 3José Antonio Sanahuja, « Entre la policrisis y el interregno : conceptos para un orden Internacional en transición », dans El sistema internacional y el viejo nuevo mundo, Valence, Tirant Lo Blanch, 2024, pp. 255-296.
- 4Steven Forti, Democracias en extinción. El espectro de las autocracias electorales, Madrid, Akal, 2024.
- 5Pablo de Orellana et Nicholas Michelsen, Reactionary internationalism: the philosophy of the New Right, Cambridge, British International Studies Association, 2019, pp. 748-767 et José Antonio Sanahuja et Camilo López Burian, Internacionalismo reaccionario y nuevas derechas neopatriotas latinoamericanas frente al orden internacional liberal, Conjuntura Austral, Porto Alegre, Programa de Pos-Graduação em Estudos Estratégicos Internacionais de la Universidade Federal do Rio Grande do Sul, n°11 (55), juil-sept. 2020, pp. 22-34.
- 6Adam Tooze, Crash. Como una decada de crisis financieras ha cambiado el mundo, Barcelone, Critica, 2018 et José Antonio Sanahuja, op. cit., p. 4.
- 7Sentimiento de Sistema roto en 2021, Populismo, anti-elitismo y nativismo, enquête Ipsos, 2021.
- 8Latinobarómetro, Informe Latinobarómetro 2023: La recesion democrática de América Latina, Santiago de Chile, Corporación Latinobarómetro, 2023.
- 9Antje Wiener, A Theory of Contestation. A Concise Summary of Its Argument and Concepts, Polity, vol. 49, n°1, 2017, pp. 109-125.
- 10Diana Cariboni, « Trump’s Project 2025 is already underway in Argentina, and it’s terrifying », Open Democracy, 7 novembre 2024.
- 11Karine Fisher, « The Atlas Network: Littering the World with Free-Market Think Tanks », Global Dialogue, 9 juillet 2018.
- 12José Antonio Sanahuja et Camilo López Burian, op. cit., p. 6.
- 13Parti politique de Javier Milei.
- 14
- 15Kristina Stoeckl, « The rise of the Russian Christian Right: the case of the World Congress of Families », Religion, State & Society, n°48, 2020, pp. 223-238.
- 16Neil Datta, « Tip of the Iceberg. Religious Extremist Funders against Human Rights for Sexuality and Reproductive Health in Europe 2009-2018 », Bruxelles, European Parliamentary Forum for Sexual and Reproductivity Rights, 2021.
- 17Site internet de Political Network for Values.
- 18Alvaro Merino, Gisella Rojas et Josefina Marti, « La segunda vida de Mayor Oreja : llevar a Europa y América Latina el ultracatolicismo español », Eldiario.es, 2 octobre 2019.
- 19En russe, signifiant les « poupées russes ».
- 20Dans le sens gramscien de ce concept.
- 21Ou de causalité.
- 22Fernand Braudel, La Historia y las ciencias sociales, Madrid, Alianza, 1970, pp. 60-106.