10 mai 1981 – 40 ans après

À l’occasion du quarantième anniversaire de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, le 10 mai 1981, une conférence en ligne a permis de revisiter l’ensemble des actions réalisées sous ses deux septennats à travers des tables-rondes aux thématiques interrogeant précisément un aspect de sa politique mais aussi de mesurer le poids de l’héritage qu’a laissé François Mitterrand dans l’opinion. La présence de grands témoins et acteurs de l’époque était aussi l’occasion de tenter un parallèle et de formuler des propositions pour un exercice du pouvoir plus fluide.

 

Mot d’accueil

  • Didier Le Bret, « Génération demain ! »
  • Henri Nallet, président de la Fondation Jean-Jaurès

Introduction, « 40 ans après, les Français et François Mitterrand » 

  • Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop

Les jeunes et l’héritage de François Mitterrand 

  • Mathilde Imer, co-présidente de 2022 ou jamais, ancienne membre du comité de gouvernance de la Convention citoyenne

Démocratie : changer la vie, changer de régime ? 

  • Jacques Attali, ancien conseiller spécial de François Mitterrand
  • Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès
  • Myriam Revault d’Allonnes, philosophe

Animation : Chloé Ridel, présidente de « Mieux voter »

Dans une interview accordée à L’Express le 4 septembre 1987, François Mitterrand déclare : « Je continue de penser que la Constitution devra être réformée pour mieux permettre à chacun des pouvoirs de s’exprimer, à l’autorité du président de la République de s’affirmer là où il faut, au gouvernement d’assurer sa fonction, au Parlement d’être autre chose qu’une chambre d’enregistrement ». Alors qu’aujourd’hui la démocratie est frappée par une crise de confiance doublée d’une crise de représentation, comment changer la vie et repenser la démocratie ?

Du Sommet de Rio à la Cop 21 : peut-on encore sauver la planète ? 

  • Emmanuelle Cosse, directrice de l’Observatoire de la transition énergétique et sociale de la Fondation Jean-Jaurès, ancienne ministre du Logement et de l’Habitat durable 
  • Mathilde Imer, co-présidente de 2022 ou jamais
  • Jean Jouzel, climatologue
  • Ségolène Royal, présidente de la COP21et présidente de Désirs d’avenir pour la planète

Animation Thierry Keller, directeur des rédactions d’Usbek et Rika

Soucieux d’engager la France dans la lutte contre le dérèglement climatique, François Mitterrand dessine, lors de son discours au Sommet de Rio en 1992, les contours d’un « nouvel ordre mondial » capable de « combiner le désarmement, la sécurité, le développement et le respect de l’environnement ». En 2015, la tenue de la COP 21 en France et la signature des Accords de Paris précisent la mobilisation du pays dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant, les objectifs fixés peinent à être remplis ; est-il encore possible de sauver la planète ?  

L’Europe en quête d’union : quel projet fédérateur pour l’Union européenne 

  • Bernard Guetta, député européen
  • Élisabeth Guigou, ancienne ministre déléguée aux Affaires européennes
  • Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères

Animation Didier Le Bret, Génération demain !

Sous les deux septennats de François Mitterrand, européen engagé, l’Europe franchit des étapes majeures : la libre circulation des personnes avec les accords de Schengen, l’Acte unique pour la réalisation du marché intérieur, le traité de Maastricht qui crée l’Union européenne et prépare l’introduction de l’euro. Parmi les atouts majeurs dont disposait alors François Mitterrand : un couple franco-allemand solide, une Commission européenne « française » présidée de 1985 à 1995 par Jacques Delors. Parallèlement, la fin de la guerre froide oblige l’Europe à se refonder, à s’ouvrir aux Européens de l’Est et à tenter d’inventer de nouvelles relations avec la Russie. Vingt-cinq ans plus tard, quels enseignements tirer de la diplomatie européenne de François Mitterrand, à l’aune notamment du reflux du soutien populaire à l’idée même d’une Europe unie, mais aussi du changement de ton et de posture d’une Russie de plus en plus hostile ? La gauche peut-elle contribuer aujourd’hui à repenser la géopolitique de l’Europe et à refonder une Europe proche des gens, forte, indépendante et capable de relever les grands défis du XXIe siècle ? 

Le capitalisme est-il réformable ? 

  • Ariane Delmas, co-fondatrice et dirigeante des Marmites volantes
  • Valérie Rabault, présidente du groupe Socialistes et apparentés à l’Assemblée nationale 
  • Louis Gallois, président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën
  • Jérôme Saddier, président ESS France

Animation Adrienne Brotons, membre de l’Observatoire de l’économie de la Fondation Jean-Jaurès

L’arrivée au pouvoir de François Mitterrand initie une refonte progressive de l’idéologie socialiste. La gauche cherche à faire émerger de nouveaux équilibres. François Mitterrand défend alors le projet d’une société d’économie mixte où cohabitent secteur public et secteur privé. Affirmant combattre « la théorie et la pratique du libéralisme économique, cette duperie » et refusant « le collectivisme, ce piège », François Mitterrand semble faire du compromis le fondement même du projet socialiste. Quel héritage la gauche peut-elle tirer de cette refonte, peut-elle proposer un nouveau modèle économique ?

Quatre Premiers ministres de gauche témoignent : les leçons du pouvoir 

Animation : Jean-Michel Djian, journaliste 

Dans un format inédit, quatre anciens Premiers ministres de gauche répondront à une question : comment exerce-t-on le pouvoir quand on est de gauche ? Répondre à cette question reviendra à disséquer le rapport de la gauche au pouvoir, à l’autorité, au régalien. Mais au-delà, il s’agira également de mieux saisir la nature même du projet de la gauche, qui est le plus souvent un projet de transformation profonde de la vie des hommes et des femmes, un projet d’émancipation, d’égalité et de justice. La question qui se pose alors est simple : comment ne pas décevoir quand on a porté très haut l’espoir ? Ce dialogue de quatre anciens Premiers ministres permettra également de revisiter des périodes différentes de notre histoire contemporaine où la gauche a exercé le pouvoir : durant le deuxième septennat de François Mitterrand, pour Édith Cresson, en cohabitation avec Jacques Chirac pour Lionel Jospin, et sous François Hollande, deuxième président de gauche de la Ve République, pour Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve.

Clôture par Anne Hidalgo, maire de Paris 

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