18 Octobre 2010
par Mathieu Monot
La forte abstention aux dernières élections européennes de 2009 illustre-t-elle un déficit démocratique dont souffrirait l’Europe? Alors que les citoyens semblent se désintéresser des enjeux européens, Mathieu Monot démontre que l’Europe politique existe, car elle s’est construite sur des clivages.
par Jacques Moreau
Histoire des courants et des idées réformistes dans le socialisme français
Jacques Moreau (1927-2004), auteur d’un brillant essai sur Les socialistes français et le mythe révolutionnaire (Pluriel, 2003), explore dans le présent ouvrage, avec une grande clarté, les courants et les idées réformistes dans le socialisme français.
par Gilles Morin Gilles Richard
A l'occasion du 60ème anniversaire de 1936
Au printemps 1936 surviennent en même temps une victoire électorale des gauches unies « contre la menace fasciste » et un puissant mouvement social.
par Matthieu Tracol
Cette étude, en s’appuyant sur des archives pour la plupart inédites, étudie la place des acteurs politiques, syndicaux, associatifs dans l’élaboration des textes, et interroge les enjeux et la portée de ces lois Auroux.
par Emmanuel Jousse
«Qu’elle ose paraître ce qu’elle est» : c’est par cette invective qu’Edouard Bernstein recommande en 1899 à son parti, le SPD, d’abandonner ses dogmes révolutionnaires pour assumer sa pratique réformiste, ouvrant ainsi le débat révisionniste.
par Claire Marynower
Cette biographie politique exploite des archives inédites et éclaire, à hauteur d’homme, la guerre d’Algérie vécue par un pied-noir socialiste de 1954 à 1962, entre une Algérie « rêvée » et les combats de la guerre d’indépendance.
par Pierre Brana Joëlle Dusseau
Pour la génération de la guerre d’Algérie, le nom de Robert Lacoste, ministre résidant en Algérie, évoque les pages douloureuses de cette guerre sans nom, le rappel du contingent, la torture. Cette biographie revient bien sûr sur ces années sombres, mais nous fait découvrir aussi son engagement syndical, son rôle dans la Résistance, ses fonctions ministérielles à la Libération…
29 Juin 2010
La Grande Guerre est une rupture majeure dans l’histoire du socialisme français. Longtemps considérée comme secondaire, souvent mal connue, la participation socialiste au pouvoir pendant l’Union sacrée retrouve son originalité et sa complexité grâce à ce livre.
Après avoir publié les analyses croisées de Tony Blair et Lewis Minkin sur la rénovation du parti travailliste en Grande-Bretagne, le voyage au coeur de l'Internationale socialiste de Pierre Mauroy, puis le débat sur la social-démocratie dans l'Union européenne entre Alain Bergounioux et Marc Lazar, nous poursuivons aujourd'hui notre réflexion sur le socialisme avec un texte de Dominique Strauss-Kahn.
par Gilles Finchelstein François Hollande
"Un Sisyphe heureux", "agitateur d'idées, combattant déterminé mais naturellement doué pour le consensus", un "assouplissant qui arrondit les angles et les idées" ; tels étaient, il y a un peu plus d'un an, à quelques jours de son élection comme Premier secrétaire du parti socialiste, les titres des portraits consacrés à François Hollande dans Le Monde et Libération. Et les mêmes qualificatifs de revenir : la jovialité et la gentillesse ; le sens de la répartie et de l'humour ; la simplicité et la compétence ; l'ambition et la détermination.
par Laurent Bouvet Gilles Finchelstein Jacques-Pierre Gougeon Jean Pisani-Ferry Marisol Touraine Henri Weber
Cette histoire commence par une valse à trois temps. 8 juin 1999. Un texte de doctrine politique, signé par le Premier ministre britannique et le Chancelier allemand, est rendu public. Une courte dépêche de l'Agence France-Presse le résume sous le titre "la troisième voie anglo-allemande met au placard la gauche traditionnelle" (annexe 1). Sur cette base - et la mécanique est intéressante , le soir même, toutes les chaînes de télévision et, le lendemain matin, la plupart des éditoriaux de la presse nationale comme de la presse régionale, présentent une analyse commune : la gauche moderne se trouve outre-Manche et outre-Rhin, la gauche traditionnelle se réfugie en France ; elle est, en tout état de cause, isolée.
par Lionel Jospin
Pari gagné : menacé d'être cantonné aux marges de la social-démocratie européenne, Lionel Jospin en occupe désormais le cœur. Pari gagné donc. Défi redoutable pourtant : en tenant son cap, en explicitant sa ligne, il lui fallait trouver le bon positionnement entre ces deux risques opposés que constituaient, pour faire bref, la "modernité sans le socialisme" et le "socialisme sans la modernité".
par Pierre Mauroy Eric Perraudeau Thierry Pfister Fabrice d’Almeida
La déclaration de politique générale du 8 juillet 1981
1981 fut une date essentielle pour plusieurs générations de militants socialistes et pour une majorité de Français. Depuis de longues années, la gauche était absente du pouvoir, et pour beaucoup, un espoir de changements profonds les animait.
par Laurent Fabius
Partisan d’une gauche moderne et d’un socialisme durable, Laurent Fabius a publié ces derniers mois plusieurs tribunes remarquées dans la presse. Attachement au temps long des idées et souci de la réflexion se retrouvent à travers ces différentes contributions.
par François Kraus
12 et 13 octobre 1974
«Je rêvais, à cette époque, et je n’étais pas le seul, d’un parti qui fût simultanément pour l’Etat et la société. Et bien, François Mitterrand m’a fait faire, en politique, un progrès considérable : je ne rêve plus.»
Cette remarque quelque peu désabusée d’Edmond Maire, l’ancien secrétaire général de la C.F.D.T., traduit bien à la fois le désir d’une prise en compte politique des aspirations sociétales qui, à la suite de la campagne présidentielle de mai 1974, a suscité le lancement du projet d’Assises du socialisme, et le désenchantement que ce projet a, par la suite, engendré au sein de ses plus vifs partisans.
par Jean-Christophe Cambadélis
Comprendre ce passé qui ne passe pas Revenir sur la défaite électorale de la gauche ? Y revenir une nouvelle fois, encore et toujours ? Oui. Oui, une nouvelle fois. Oui, peut-être une dernière fois. Mais y revenir quand même. Car c'est un passé qui ne passe pas.
par Rémi Darfeuil
Le cycle qui débute en 1971 au congrès d’Epinay et s’achève en 1995 avec la fin du second septennat de François Mitterrand, représente un moment charnière dans l’histoire du socialisme français, marqué notamment par la conquête puis l’exercice durable du pouvoir. Constitutive de l’identité socialiste actuelle, cette période est à la fois un passé commun et un objet de mémoire controversé pour les membres du Parti socialiste.
par Aucun objet associé.
René Passet, Laurent Baumel et Guillaume Duval
Toute publication a sa genèse, son histoire, son parcours. Celle-ci est simple. Le débat sur les relations qu'entretiennent le socialisme et le libéralisme nous paraît déterminant. C'est vrai sur le plan théorique. C'est vrai sur le plan politique. Pourtant, parce qu'il a souvent été instrumentalisé à des fins tactiques, ce débat n'a, dans la période récente, pas été réellement mené sur le fond.
par Aucun objet associé.
Alain Bergounioux, Daniel Cohn Bendit, et les réponses de Monique Canto-Sperber et Jean-Claude Michéa
Impasse Adam Smith de Jean-Claude Michéa ; Les règles de la liberté de Monique Canto-Sperber : voici deux livres qui n'ont rien à voir tant ils sont différents. Différents par leurs styles : l'un est vif, voire polémique ; l'autre est rigoureux, mais jamais ennuyeux. Différents par leur construction : l'un est un jardin à l'anglaise, on y butine et on y chemine à travers des entrées multiples ; l'autre est un essai à la française, construit, cohérent, démonstratif.
Je veux une société juste. Or la France s’engage sur une pente inégalitaire, dangereuse pour son avenir. Les Français le ressentent profondément. En nombre toujours plus grand, nos concitoyens assurent que les inégalités augmentent, que le tissu social se déchire, que la France n’arrive plus à « faire société ». Le sondage commandé par la Fondation Jean-Jaurès en apporte une preuve éclatante. 81 % des Français ont le sentiment qu’au cours des dernières années, les inégalités se sont aggravées en France ; la moitié estime même qu’elles se sont fortement aggravées. Il y a ainsi une nouvelle question sociale, cruciale pour l’avenir de la France et, plus largement, de toute l’Europe.
Un homme nouveau pour régénérer le socialisme
"Pourquoi avoir attribué le Prix d'histoire 2003 de la Fondation Jean-Jaurès à un mémoire qui traite de "l'ascétisme révolutionnaire" et de "la figure de l'homme nouveau prolétarien dans le premier communisme français" ? Les finalités de ce prix, en effet, sont plutôt de couronner des travaux jetant une lumière nouvelle sur le socialisme français. Mais, en fait, étudier le communisme, comme le fait Romain Ducoulombier, c'est éclairer également ce que fut le socialisme français. Le long conflit entre communistes et socialistes, pendant le siècle dernier, a eu tendance à occulter le tronc commun qui a uni le socialisme et le communisme.
par Thomas Jouteux
Le comité de lecture du Prix, présidé par Alain Bergounioux et composé d'universitaires - Noëlline Castagnez, Fabrice d'Almeida, Jean-William Dereymez, Frank Georgi, Hélène Hatzfeld, Marc Lazar et Gilles Morin - a choisi à l'unanimité ce mémoire de maîtrise d'histoire soutenu en 2003 à l'Université de Paris I.
par Adrien Taquet Carole Bachelot Pierre-Yves Brunaud
Entretiens avec Benjamin Biolay, Marie Darrieussecq, Nora Gubish, Hamé (La Rumeur), Luz, Stanislas Nordey, Isabelle Sorente
n°1, FJJ/Plon, septembre 2005
Les jeunes, dit-on, sont moins politisés que ne l'étaient leurs aînés. Les artistes, entend-on, sont moins engagés qu'autrefois. Qu'en est-il, alors, des jeunes artistes ? Pour répondre à cette question, la Fondation Jean-Jaurès a choisi de donner la parole à sept d'entre eux.
Enquête sur l'identité de la gauche
n°6, FJJ/Plon, juin 2006
Espoirs déçus, promesses trahies, difficultés croissantes : après sept alternances consécutives, les Français sont désemparés. Echec du 21 avril 2002, divisions du référendum européen : les sympathisants de gauche sont désorientés. Nous avons voulu comprendre.