par Laurent Fabius
Partisan d’une gauche moderne et d’un socialisme durable, Laurent Fabius a publié ces derniers mois plusieurs tribunes remarquées dans la presse. Attachement au temps long des idées et souci de la réflexion se retrouvent à travers ces différentes contributions.
par Pascal Lamy Jean Pisani-Ferry
Pour avoir trop longtemps cru que l’Europe se bâtissait à leur image, les Français souffrent aujourd’hui de ne plus se reconnaître en elle. Diffraction de l’autorité étatique, promotion de la concurrence, contestation du monopole des services publics : ils découvrent avec surprise, et souvent avec inquiétude, que le mouvement de la construction européenne vient peu à peu mettre en cause quelques-uns des piliers du modèle de gouvernement qu’ils avaient cru exporter. Dans le même temps, la réunification européenne, dont ils ne contestent ni la nécessité ni la légitimité, s’apprête à réduire mécaniquement leur poids au sein de l’Union : l’avenir commun se joue désormais à distance de leurs frontières, dans ce que seuls ou presque, ils continuent à appeler "Europe de l’Est".
par Philippe Guibert Vincent Peillon
Après le quinquennat
Que reste-t-il de la fonction présidentielle ?
Représenter la France à l’étranger, refuser de témoigner devant les juges et commenter, c’est-à-dire critiquer, l’action gouvernementale ?
par Lionel Jospin
Les débats sur la mondialisation et l’avenir de l’Union européenne sont aujourd’hui au cœur de l’actualité. Ils vont le rester dans les prochains mois : d’importants rendez-vous nous attendent. Novembre : au Qatar, seconde manche du sommet de Seattle. Décembre : en Belgique, Conseil européen de lancement du grand débat sur l’Europe de 2004.
par Jean Peyrelevade Lucile Schmid
Le rapport de Jean Peyrelevade et de Lucile Schmidt fait le constat qu’un Etat immobile est un Etat en péril et stigmatise les pesanteurs de l’Etat qui finissent par saper sa propre légitimité. Appelant de ses vœux la gauche à redéfinir «en profondeur et dans la durée» les missions de l’Etat et le fonctionnement de l’administration.
par Jean-Louis Bianco Jean-Michel Severino
A défis globaux, politique économique globale
Cette Note est la seconde consacrée par la Fondation Jean-Jaurès à la mondialisation. Alors que la première tentait de décrire ce phénomène comme à la fois politique, culturel et économique, identifiait les principaux risques mais aussi les opportunités qu’il recelait et dessinait quelques lignes de forces, politiques et institutionnelles, qui permettent de le maîtriser.
par Pierre Mauroy Eric Perraudeau Thierry Pfister Fabrice d’Almeida
La déclaration de politique générale du 8 juillet 1981
1981 fut une date essentielle pour plusieurs générations de militants socialistes et pour une majorité de Français. Depuis de longues années, la gauche était absente du pouvoir, et pour beaucoup, un espoir de changements profonds les animait.
par Jean-Louis Bianco Jean-Michel Severino
Globalisation, gouvernance, développement
Premier tome du rapport du groupe de travail «Globalisation, gouvernance et développement» de la Fondation présidé par J-L. Bianco. Son rapporteur était J-M. Sévérino. Ce groupe comprenait Benoît Coeuré, Pierre Jacquet et Gilles Nancy. Il a bénéficié de nombreux concours, notamment Emile-Robert Perrin, Jean-François Bayard, Béatrice Hibou, Sylvianne Guillaumont, Pierre Defraigne, Pascal Lamy, Geneviève Chaudeville-Murray, Jean Pisani-Ferry.
par Henri Emmanuelli Jean-Christophe Le Duigou Nicole Notat Jean Pisani-Ferry Marisol Touraine
Un thème, un texte… et une controverse.
La mission confiée par Lionel Jospin à Jean Pisani-Ferry le 9 mai 2000 était claire : “réexaminer, dans une perspective de moyen terme, l’articulation des différents volets de notre stratégie pour l’emploi et le choix des instruments qui devront être mobilisés pour maintenir l’économie française sur un sentier de croissance vigoureuse et fortement créatrice d’emplois”. Le rapport remis par Jean Pisani-Ferry au Premier ministre le 5 décembre dernier a suscité une vive polémique et un vaste débat. La Fondation Jean-Jaurès a participé à celui-là, sans s’engager dans celle-ci, en organisant un petit-déjeuner, le 16 décembre, réunissant une vingtaine de responsables politiques, de syndicalistes et d’universitaires.
par Paul Quilès
Les problèmes de défense et de sécurité ont souvent été négligés à gauche au cours de l’histoire. Soit celle-ci s’est laissée aller à des réflexes conditionnés de type pacifiste, soit elle a abandonné toute réflexion pour reprendre la même politique que les forces de droite, notamment lors des guerres coloniales.