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Alain Bergounioux, Daniel Cohn Bendit, et les réponses de Monique Canto-Sperber et Jean-Claude Michéa
Impasse Adam Smith de Jean-Claude Michéa ; Les règles de la liberté de Monique Canto-Sperber : voici deux livres qui n'ont rien à voir tant ils sont différents. Différents par leurs styles : l'un est vif, voire polémique ; l'autre est rigoureux, mais jamais ennuyeux. Différents par leur construction : l'un est un jardin à l'anglaise, on y butine et on y chemine à travers des entrées multiples ; l'autre est un essai à la française, construit, cohérent, démonstratif.
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René Passet, Laurent Baumel et Guillaume Duval
Toute publication a sa genèse, son histoire, son parcours. Celle-ci est simple. Le débat sur les relations qu'entretiennent le socialisme et le libéralisme nous paraît déterminant. C'est vrai sur le plan théorique. C'est vrai sur le plan politique. Pourtant, parce qu'il a souvent été instrumentalisé à des fins tactiques, ce débat n'a, dans la période récente, pas été réellement mené sur le fond.
par Pervenche Berès
L’Europe est l’une des raisons d’être de la Fondation Jean-Jaurès. C’est un champ d’action naturel. C’est un objet de réflexion privilégié. Ainsi, chaque année, publications, colloques, groupes de travail viennent alimenter un débat toujours en mouvement. Il suffit d’ailleurs de s’arrêter un moment sur la table des matières de la collection des Notes de la Fondation pour s’en convaincre : entretien avec Pierre Moscovici, débat autour du grand discours de Joshka Fischer - Quo Vadis Europa -, rapport de Pascal Lamy et Jean Pisani-Ferry - L’Europe de nos volontés -, discours de Lionel Jospin... La liste, évidemment, n’est pas exhaustive.
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La gauche et les services publics
Jacques Fournier, Bernard Soulage, Gilles Savary, Pierre Bauby. Préface de Enrique Barón Crespo.
L’un des thèmes qui agite le plus aujourd’hui les débats politiques concerne l’évolution des services publics, aussi bien en France qu’en Europe. Cette question est devenue, légitimement, une question centrale du débat public, puisque l’évolution des législations, aussi bien en France qu’en Europe, peut donner le sentiment que l’on tourne le dos à ce qui a été une des composantes majeures du modèle social français et européen.
par Rémi Darfeuil
Le cycle qui débute en 1971 au congrès d’Epinay et s’achève en 1995 avec la fin du second septennat de François Mitterrand, représente un moment charnière dans l’histoire du socialisme français, marqué notamment par la conquête puis l’exercice durable du pouvoir. Constitutive de l’identité socialiste actuelle, cette période est à la fois un passé commun et un objet de mémoire controversé pour les membres du Parti socialiste.
par Jean-Christophe Cambadélis
Comprendre ce passé qui ne passe pas Revenir sur la défaite électorale de la gauche ? Y revenir une nouvelle fois, encore et toujours ? Oui. Oui, une nouvelle fois. Oui, peut-être une dernière fois. Mais y revenir quand même. Car c'est un passé qui ne passe pas.
par Gerhard Schröder
Après dix-neuf années d'opposition, le SPD gagne les élections législatives. Grâce à Gerhard Schröder, leader considéré comme dynamique, pragmatique et médiatique. Grâce, aussi, à Helmut Kohl, chancelier perçu comme usé et incapable d'endiguer la hausse du chômage.
par François Kraus
12 et 13 octobre 1974
«Je rêvais, à cette époque, et je n’étais pas le seul, d’un parti qui fût simultanément pour l’Etat et la société. Et bien, François Mitterrand m’a fait faire, en politique, un progrès considérable : je ne rêve plus.»
Cette remarque quelque peu désabusée d’Edmond Maire, l’ancien secrétaire général de la C.F.D.T., traduit bien à la fois le désir d’une prise en compte politique des aspirations sociétales qui, à la suite de la campagne présidentielle de mai 1974, a suscité le lancement du projet d’Assises du socialisme, et le désenchantement que ce projet a, par la suite, engendré au sein de ses plus vifs partisans.
par Henri Weber Laurent Baumel
Une approche politique de la question sociale
De la fin des années 70 à la fin des années 90, la société française a été largement obnubilée par la question du chômage. Cette focalisation, à l'origine d'une alternance systématique à chaque élection nationale, a fait pendant un quart de siècle de la priorité à l'emploi un mot d'ordre fédérateur, reléguant les autres enjeux au second plan de l'ordre du jour. Un changement de contexte s'est opéré dans les dernières années du siècle. L'Europe a retrouvé un dynamisme jusqu'alors réservé à l'économie américaine.
par Christian Paul Maurice Ronai Jean-Noël Tronc
Christian Paul, Jean-Noël Tronc et Maurice Ronai. Préface de Dominique Strauss-Kahn.
La société de l’information est en quête d’un projet politique, de repères et de valeurs réaffirmées. Pour construire le monde des réseaux avec un modèle culturel et des choix collectifs clairement délibérés. Pour que les principes de la démocratie se transposent, sans perte en ligne, dans ce futur de l’Internet. Pour que la France poursuive et réussisse sa « révolution numérique », désormais engagée. L’Internet modifie de nombreux aspects des rapports sociaux. L’Internet change la politique, pas à pas. Les politiques publiques s’en emparent.