Les élections législatives en Grande-Bretagne

A moins d’une semaine des élections législatives, la Fondation Jean-Jaurès vous propose une sélection d’études et d’analyses sur les thèmes qui animent la campagne, le contexte européen et l’état de l’opinion.

A moins d'une semaine des élections législatives, la Fondation Jean-Jaurès vous avait proposé une sélection d'études et d'analyses sur les thèmes qui ont animé la campagne, le contexte européen et l'état de l'opinion. Au pouvoir depuis treize ans en Grande-Bretagne, les travaillistes anglais semblaient en mauvaise posture pour les élections législatives du 6 mai dernier. Une seule certitude en tous cas : aucun parti ne semblait en mesure d'obtenir une majorité au Parlement, ce qui constitue une première depuis 1974.
Laurent Bouvet avait dépeint le contexte de la prochaine élection pour la Fondation. Retrouvez son analyse des forces en présence et des enjeux principaux.

Le scrutin uninominal à un tour a donné les résultats escomptés : aucun parti n'a obtenu la majorité absolue et les conservateurs, arrivés en première position, se voient obligés de négocier avec les « Lib-dem » s'ils veulent s'installer au 10 Downing street.
Retrouvez une nouvelle Note de Laurent Bouvet, qui dresse le bilan de ces élections sans vainqueur :

Retrouvez :

une étude approfondie menée les 23 et 24 avril sur les positions des citoyens anglais parue dans The Guardian :

Et une analyse des raisons de l'échec du New Labour par Anthony Giddens : Analyse d'Anthony Giddens (pdf - 130,20 ko)

Les thèmes de la campagne

Le déficit programmatique serait-il en cause dans les difficultés que rencontre aujourd’hui le new labour ?
Les travaillistes sont confrontés aux attentes des Britanniques dans des domaines aussi variés que l’exclusion, l’Union européenne, la crise économique, l’identité, la pauvreté etc.
Retrouvez une sélection d’études sur les grands enjeux de la campagne anglaise.

Selon Patrick Diamond et Roger Liddle dans La vie des idées certains équilibres semblent avoir été rompus, comme la relation entre régulation et marché, entre classes moyennes et minorités exclues ou entre les avancées sociales et la « morale » traditionnelle.

Les travaillistes ont également été confrontés à la difficile redéfinition de l’Etat nation modernisé, entre l’unicité du Royaume uni et la place des autorités locales notamment.

Le bilan des travaillistes et leurs forces pour l’élection à venir résulte sans doute dans leur capacité à envisager tous les aspects de la protection sociale, comme le démontrent David Blunkett and Kate Green dans une tribune pour la Fabian Society .

L’Etat se trouve également au centre de la campagne des Conservateurs, qui présentent comme moderne une vieille idéologie reprise de la campagne de Bush en 2000 appelée "Big society", supposée combattre la bureaucratie. Présentée comme un mouvement de décentralisation, cette « Grande société » s’annonce plus comme l’abandon de l’Etat dans des secteurs fondamentaux comme l’éducation ou la santé, que comme un réel transfert de compétence progressiste.

La question de l’identité et du “mieux vivre ensemble” semble également agiter le débat en Angleterre, faisant de ce sujet sensible l’un des plus grands enjeux des politiques publiques dans toutes les démocraties.

Le thème de la pauvreté des enfants a joué un rôle majeur dans la campagne de 2010. L’engagement des travaillistes en 1999 d’éradiquer ce type de misère en une génération montre que ce défi de a encore des étapes à franchir d’ici l’horizon 2020 pour rétablir l’égalité des chances pour tous les jeunes enfants.

Enfin, une étude de Demos s’attache à montrer un portrait actuel de la jeunesse anglaise et à étudier les enjeux économiques, culturels ou médiatiques que les jeunes générations auront à surmonter dans le futur. Une étude très enrichissante pour la campagne anglaise.

Thème : Élections dans le monde |

Mots-clés : Labour | travaillistes | social-démocratie |

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