Du 6 au 8 avril 1979, le Parti socialiste se réunissait à Metz pour ce qui fut l’un de ses congrès les plus marquants, articulé autour de la rivalité entre François Mitterrand et Michel Rocard, et qui préfigura les enjeux politiques de l’élection présidentielle de 1981. Grâce aux archives du Parti socialiste qui ont été conservées et numérisées, la Fondation Jean-Jaurès vous propose un arrêt sur images du congrès de Metz.
LES DEBATS DU CONGRÈS
Redécouvrez la transcription intégrale des débats qui ont animé la tribune du congrès de Metz durant trois jours, avec notamment les discours de François Mitterrand, Michel Rocard, Jean-Pierre Chevènement et Pierre Mauroy.
Télécharger l'intégralité des débats :
LES MOTIONS DU CONGRÈS DE METZ
Retrouvez dans la base de données des congrès socialistes les textes des contributions et des sept motions nationales d’orientation débattues à Metz, et le texte de la « Motion finale de politique générale », parus dans le mensuel « Le poing et la rose ». .
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LE DÉROULEMENT DU CONGRÈS DANS « L’UNITÉ »
Relisez les articles parus sur le congrès de Metz dans l’hebdomadaire du Parti socialiste :
Télécharger les numéros 334/6-12 avril 1979 et 335/ 13-19 avril 1979 :
« METZ : UN CONGRÈS À MÉDITER »
Par Pierre Simon, agrégé d’histoire et doctorant à l’université Michel-de-Montaigne Bordeaux 3
« ″Metz ne veut pas entrer tristement dans l’histoire du socialisme″, déclarait Jean Laurain en accueillant le vendredi 6 avril 1979 les délégués venus de toutes les fédérations socialistes participer au congrès de leur parti. Le député de Metz pressentait ainsi que la manifestation qui s'ouvrait risquait fort de n’être pas qu’un simple congrès ordinaire.
Comme le prévoient ses statuts, le Parti socialiste organise en son sein tous les deux ans un large débat qui doit permettre de définir sa ligne politique, et de renouveler ses instances de direction. Pour les socialistes, les congrès sont l’affirmation de l’originalité démocratique de leur formation, tandis que ces discussions peuvent être perçues de l’extérieur comme le témoignage de divisions artificielles alimentées par des enjeux de pouvoir. Si le congrès d’Épinay de 1971 est devenu une référence incontournable, voire un mythe, d’autres congrès socialistes sont eux cités comme des exemples à ne pas reproduire, l’archétype étant celui de Rennes en 1990. Trente ans plus tard, quelle place peut-on accorder au congrès de Metz dans l’histoire socialiste ? Organisé deux ans avant l’élection présidentielle de 1981, il a laissé l’image d’un parti divisé et marqué par la rivalité entre François Mitterrand et Michel Rocard. Cependant, n’est-ce pas une vision réductrice des débats de l’époque, qui masque derrière des ambitions personnelles les véritables enjeux de ce congrès ? »
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« Metz, un congrès à méditer » par Pierre Simon